
« Le dimanche matin, mon père prenait possession de la cuisine dès 6h du matin, et environ une heure et demie plus tard mon réveil dominical été assuré par le chatouillement nasal des premiers effluves de réductions de fonds … Lorsque qu’enfin décidé à quitter mon lit j’arrivai dans une cuisine sens dessus dessous, mon père dans un nuage de farine finissait la préparation de ses pâtes fraîches aux œufs !
Cependant, il laissait la souveraineté à maman pour nos menus quotidiens et les plats des grandes fêtes religieuses. Papa et Maman aimaient sincèrement leur cuisine, ils partageaient ce sens de la bonne chaire et nous transmettaient à travers ces si délicieuses tablées beaucoup d’amour et de générosité. Aujourd’hui, je suis presque convaincu que c’était leur façon à eux de s’écrire des mots doux.
Dès 8 ans, j’ai su que je serai cuisinier j’aimais tellement cette fête quotidienne de la table que je ne pouvais pas imaginer qu’il y ait un plus beau métier… » Antoine Westermann
