
« Autrefois on l’appelait la pomme d’amour, on la croyait toxique, aujourd’hui on a envie d’elle toute l’année. Pour satisfaire nos envies et nous réchauffer le cœur en hiver, elle nous arrive parfois d’origines que l’on préfèrerait ignorer ! Pour sa couleur, on est parfois prêt à tirer un trait sur sa texture et ses saveurs. Mais la quête de la qualité n’a pas de prix, certains l’ont bien compris. En vrac, en cerise ou en grappe, elle nourrit nos souvenirs d’été. »
« Coquette, elle nous fait « marché » toute l’année, elle est primeur en plein été, mais ne se fane pas pour autant en hiver, elle sait se conserver. On peut la cuisiner quand ça nous botte.
« La plus grande partie de sa popularité revient à ces fanes. Sa partie rave à la peau dure. Pour toucher son cœur tendre il faut être affûté.
On n’a pas toujours su exploiter sa double nature, mais aujourd’hui on est sûr qu’il ne manque pas de ressources.
« Il est monté à Paris pour devenir populaire. On l’a vu longtemps sortir avec la crème, il a été de toutes les fêtes, et on l’a mis à toutes les sauces. Mais c’est sauvage qu’il est nature. La forêt c’est son domaine et c’est dans tous les sens (pour tous les goûts) qu’il aime nous la conter.
« On le connaît pour son grand cœur. À cultiver, il faut en prendre grand soin et lui accorder beaucoup de place. Pour le laisser grandir, lui offrir un environnement généreux.
À le regarder on n’imagine pas qu’il puisse être à croquer, il a vraiment des airs de dur à cuire si on en reste aux apparences.
« Petite ou grande, généreuse et bien en chaire, elle offre toujours de jolies lignes. C’est un peu la muse de quelques créateurs. Violette ou blanche, elle garde sa volupté tropicale. Si elle assume si bien les graisses, c’est pour se laisser plus facilement aller à la tendresse. Ne pensez pas à la manger toute crue, avec elle s’est du tout cuit ! »
« La vedette de la cuisine facile version « années 60 », le légume du premier de la classe qui fini son assiette à la cantine. En boîte dans la chambre d’étudiant parce qu’il paraît qu’il en faut toujours chez SOI ! 